OpenAI Codex sert à coder plus vite quand je lui donne un objectif clair, que je teste souvent et que je garde la main. Je vous montre comment l’utiliser sur une mini-app, du mobile, un prototype business, un jeu 2D et un projet full-stack.
Par où commencer avec OpenAI Codex ?
Je commence toujours par une petite application simple. Pas parce que c’est plus “débutant”, mais parce que c’est là qu’on voit vraiment comment OpenAI Codex travaille. Une demande courte, concrète et testable donne presque toujours de meilleurs résultats qu’un gros cahier des charges envoyé d’un bloc.
Le bon rythme, c’est assez naturel. Je décris une fonctionnalité, Codex propose ou modifie le code, je relis, je lance l’app, je teste, puis je corrige avec une nouvelle instruction. C’est rapide, mais ce n’est pas magique. Codex accélère l’écriture, il peut proposer une structure propre, repérer des oublis, générer des composants ou des fonctions, mais je reste responsable de la logique métier, des tests, de la sécurité et de la qualité finale.
Pour une première app, je donne juste assez de contexte. Pas besoin d’écrire un roman. Je précise les points qui évitent les mauvaises interprétations :
- Le langage ou le framework utilisé, par exemple React, Python, Node.js ou Laravel.
- Le comportement attendu, avec une fonctionnalité claire à produire.
- Les contraintes d’interface, même simples, comme “une seule page” ou “sans librairie UI”.
- Les données manipulées, par exemple une liste de tâches, des utilisateurs ou un fichier CSV.
- Les cas d’erreur basiques, comme un champ vide ou une donnée invalide.
Chez les clients, je vois souvent la même chose. Les meilleurs résultats n’arrivent pas avec des prompts énormes. Ils arrivent avec des demandes courtes, enchaînées proprement. On avance par petits blocs. On garde le contrôle. Et surtout, on teste à chaque étape.
Crée une todo app minimaliste en React.
Elle doit permettre d’ajouter une tâche, de la cocher comme terminée et de la supprimer.
Garde l’interface simple, sans librairie UI.
Stocke les tâches dans le state local.
Gère le cas où l’utilisateur essaie d’ajouter une tâche vide.
Une fois le premier prototype généré, je peux itérer avec une demande beaucoup plus ciblée :
Ajoute un filtre avec trois vues : toutes, actives, terminées.
Corrige le bug qui permet d’ajouter une tâche composée uniquement d’espaces.
Améliore légèrement l’interface avec un état visuel clair pour les tâches terminées.
| Mauvaise demande | Bonne demande |
| Fais-moi une application de gestion de tâches complète. | Crée une todo app en React avec ajout, suppression, tâche terminée et validation du champ vide. |
| Améliore le design. | Ajoute un style simple avec une liste lisible, un bouton visible et les tâches terminées barrées. |
| Corrige les bugs. | Empêche l’ajout d’une tâche vide ou composée uniquement d’espaces. |
Peut-on créer une app mobile avec Codex ?
Oui, je peux créer une app mobile avec Codex, mais je préfère le dire simplement : Codex ne remplace pas Xcode, le simulateur, ni les tests sur un vrai iPhone. Il m’aide à aller plus vite sur le code, sur les vues SwiftUI, sur l’organisation des fichiers, sur les erreurs Swift un peu pénibles, mais je dois toujours confronter ce qu’il propose à l’environnement réel.
Sur une app iOS en Swift, le workflow devient assez naturel. Je décris ce que je veux obtenir, Codex modifie le code, puis je vérifie dans Xcode. C’est ce qu’on appelle souvent le vibe coding : je pilote par intention. Je ne rédige pas chaque ligne à la main, je dis plutôt “je veux un écran d’accueil avec une carte, un bouton principal et un état vide”, puis je regarde si le résultat compile, si l’interface tient debout, et si l’expérience est bonne.
Ce mode de travail est franchement utile quand je veux avancer vite sur des choses concrètes :
- Créer une première interface SwiftUI sans partir d’une page blanche.
- Ajouter un bouton qui déclenche une action ou ouvre un autre écran.
- Découper une vue trop longue en composants plus propres.
- Corriger une erreur de compilation Swift en donnant le message exact.
- Comprendre pourquoi une navigation ne se déclenche pas.
Mais il y a une limite que je vois souvent chez les clients : Codex peut produire du code plausible, pas forcément du code correct dans votre projet. Une dépendance mal installée, une permission caméra oubliée, un état SwiftUI mal partagé, une navigation mal branchée, et tout casse. Codex peut aider à diagnostiquer, mais Xcode reste le juge.
Quelques prompts que j’utilise vraiment dans ce contexte :
Crée un écran d’accueil SwiftUI avec un titre, une description, une carte de statistiques et un bouton principal.
Ajoute une action au bouton "Commencer" pour ouvrir l’écran OnboardingView avec NavigationStack.
Voici mon erreur Swift. Explique-la simplement et propose une correction minimale.
Cette vue SwiftUI fait 250 lignes. Découpe-la en composants réutilisables sans changer le comportement.
Ma navigation ne marche pas quand je clique sur ce bouton. Analyse le code et dis-moi ce qui bloque.
Après chaque modification, je garde une mini-checklist simple. Ça évite de croire que “ça marche” juste parce que le code a l’air propre.
- L’app compile sans erreur dans Xcode.
- L’écran s’affiche correctement sur simulateur.
- Le bouton ou l’action testée fait bien ce qui est prévu.
- La navigation fonctionne dans les deux sens.
- Les états de chargement, vide et erreur sont visibles.
- Les permissions mobile sont demandées au bon moment.
- Le rendu reste correct sur plusieurs tailles d’écran.
Peut-on prototyper un produit en une semaine ?
Oui, je peux prototyper un produit web en une semaine avec OpenAI Codex. Mais pas si je lui demande de construire “la future plateforme complète”. Le vrai sujet, c’est de couper fort. Je garde le noyau produit, je rends une seule promesse utilisable, et je teste vite si ça tient debout.
Sur un projet de startup IA, je pars souvent d’un truc très simple : une page d’accueil claire, une action principale, un flux utilisateur qui ne se perd pas, une persistance minimale si on doit garder des données, puis des corrections rapides. Par exemple, un outil qui analyse des demandes clients et propose une réponse automatique. Pas besoin d’un back-office complet, d’un système d’équipe, de 12 intégrations CRM et d’un dashboard sexy dès la première semaine.
Codex est très bon pour accélérer le cycle idée, code, test, correction. Je lui demande une première version d’un composant, une route API, une fonction de traitement, un formulaire, une connexion à une base simple. Puis je teste. Puis je lui donne l’erreur exacte. Puis je lui demande de refactorer, c’est-à-dire de réorganiser le code sans changer le comportement. Ça va vite, surtout quand la prochaine brique est petite.
J’ai vu des équipes perdre un temps fou parce qu’elles demandaient à l’IA de construire tout le produit d’un coup. Ça donne souvent du code large, fragile, avec des choix implicites partout. Le meilleur usage, c’est de lui donner la prochaine brique, pas toute la vision à avaler en une fois.
| Jour | Objectif | Ce que Codex peut faire | Ce que je dois vérifier |
| Jour 1 | Cadrage | Transformer l’idée en user stories simples et proposer une architecture légère. | Vérifier que le périmètre sert un vrai cas business, pas une démo gadget. |
| Jour 2 | Premier écran | Générer la page d’accueil, le formulaire principal et les premiers composants UI. | Vérifier que l’utilisateur comprend quoi faire en moins de 10 secondes. |
| Jour 3 | Logique métier | Coder l’action principale, par exemple analyser un texte avec une API IA. | Vérifier la qualité du résultat et les cas où l’IA répond mal. |
| Jour 4 | Données | Ajouter une base simple, sauvegarder les entrées et les résultats utiles. | Vérifier ce qui mérite vraiment d’être stocké, surtout avec des données sensibles. |
| Jour 5 | Tests | Créer des tests unitaires, tester les erreurs API et les cas limites. | Vérifier les parcours critiques comme un utilisateur pressé le ferait. |
| Jour 6 | Corrections | Corriger les bugs, nettoyer le code, améliorer les messages d’erreur. | Vérifier que le produit reste simple et qu’on n’ajoute pas de complexité inutile. |
| Jour 7 | Démo | Préparer les derniers ajustements, les données de test et le scénario de démonstration. | Vérifier que la démo raconte une valeur business claire, pas juste une prouesse technique. |
Une semaine, ce n’est pas assez pour bâtir un produit robuste, sécurisé, scalable et prêt pour 10 000 utilisateurs. Mais c’est largement assez pour prouver une idée, montrer un flux utilisable et décider si ça vaut le coup d’investir plus.
Codex sert-il aussi aux projets créatifs ?
OpenAI Codex n’est pas limité aux formulaires, aux API et aux tableaux de bord. Je l’utilise aussi très bien sur des projets créatifs, par exemple un petit jeu 2D beat ’em up construit avec Phaser, Codex et des outils de génération d’images pour les personnages ou les décors.
Ce genre de projet montre bien sa flexibilité. Codex peut m’aider sur la logique de jeu, les mouvements, les collisions, les ennemis, les animations, l’interface, ou même les petits réglages de gameplay. Phaser, pour situer, c’est un framework JavaScript fait pour créer des jeux 2D dans le navigateur. On écrit du code, on lance, on teste, on ajuste.
Le bon réflexe, c’est de travailler par petites mécaniques. Je commence par afficher une scène vide. Puis je déplace un personnage. Puis j’ajoute une attaque courte portée. Puis un ennemi. Puis les collisions. Puis les visuels. Ça évite le gros bloc impossible à débugger. Et surtout, un jeu ne se juge pas seulement en lisant le code. Il se juge en jouant. Est-ce que le coup part au bon moment ? Est-ce que le perso glisse trop ? Est-ce que l’ennemi est frustrant ou juste assez pénible ?
Codex est très utile pour ce travail d’itération. Je peux lui demander d’écrire une scène Phaser propre, de modifier une fonction de déplacement, d’isoler un bug de collision, de rendre une hitbox plus précise, ou de clarifier un fichier devenu trop long. Sur un client, j’ai déjà vu un prototype passer de “ça bouge à peine” à “on comprend le gameplay” en une après-midi, juste en découpant les demandes correctement.
Voici des demandes simples que j’utiliserais :
- Créer une scène Phaser avec un fond, une caméra et une boucle de jeu.
- Ajouter un personnage contrôlable au clavier avec les flèches.
- Implémenter une attaque courte portée avec une hitbox temporaire.
- Corriger une hitbox qui touche l’ennemi alors qu’elle semble trop loin.
- Ralentir un ennemi et rendre son déplacement plus prévisible.
Les assets visuels peuvent venir d’outils de génération d’images, oui. Mais je vérifie toujours trois choses : l’intégration technique, la cohérence graphique, et les droits d’usage. Une belle image qui ne colle pas à l’animation ou qui pose problème en licence, ça devient vite une dette.
| Mécanique | Rôle de Codex | Test à faire |
| Scène de base | Générer la structure Phaser et charger les ressources. | Vérifier que la scène s’affiche sans erreur. |
| Déplacement | Créer ou améliorer la fonction de mouvement clavier. | Tester la fluidité, la vitesse et les diagonales. |
| Attaque | Ajouter une hitbox courte portée avec durée limitée. | Vérifier que le coup touche seulement au bon moment. |
| Ennemi | Coder un comportement simple de poursuite ou de patrouille. | Tester si l’ennemi est lisible et pas trop rapide. |
| Collisions | Isoler les bugs et ajuster les zones de contact. | Vérifier les murs, les coups et les chevauchements. |
Jusqu’où aller avec un projet full-stack ?
Je peux aller assez loin avec OpenAI Codex sur un projet full-stack, même sur un clone type Airbnb avec Expo, React Native, Stripe et Supabase. Mais je ne le laisse pas “deviner” l’application. Je lui donne une architecture claire, des fichiers précis, et je teste chaque couche au fur et à mesure.
Sur ce genre de produit, il y a vite beaucoup de pièces en mouvement. Des écrans mobiles pour explorer les logements. Une base Supabase pour stocker les annonces, les utilisateurs et les réservations. Une authentification propre. Un flux de paiement Stripe. Des règles de sécurité. Des états d’erreur. Bref, ce n’est pas juste “génère-moi une app”.
Codex peut vraiment accélérer l’assemblage. Je peux lui demander de créer un écran React Native avec une liste de logements, de brancher Supabase, de structurer les modèles de données, ou de corriger une erreur d’intégration entre une route et un composant. Il est aussi utile pour écrire les requêtes, préparer les types, gérer les états de chargement, ou remettre au propre un fichier qui commence à devenir illisible.
| Couche | Ce que Codex peut produire | Ce que je dois contrôler |
| Interface | Écrans Expo et React Native, composants de cartes, listes, formulaires de réservation. | Cohérence UX, navigation, états vides, erreurs, performance sur mobile. |
| Données | Schéma Supabase, tables logements, réservations, profils, requêtes SQL simples. | Relations, contraintes, index, règles de sécurité au niveau des lignes. |
| Authentification | Connexion, inscription, session utilisateur, protection des écrans privés. | Gestion des tokens, redirections, accès aux données du bon utilisateur. |
| Paiement | Préparation d’un flux Stripe, création d’intention de paiement, callbacks côté serveur. | Sécurité, tests Stripe, webhooks, validation serveur, bonnes pratiques officielles. |
| Tests | Cas de test, mocks, scénarios de réservation, vérification des erreurs fréquentes. | Couverture réelle, tests bout en bout, cas limites, régressions. |
Le point clé, c’est la précision. Plus le projet grossit, plus je dois cadrer Codex. Je lui donne le contexte utile, les fichiers concernés, le comportement attendu, les erreurs exactes, et parfois même ce qu’il ne doit pas modifier. Sinon il peut produire du code qui a l’air propre, mais qui ne s’intègre pas bien avec le reste.
Pour Stripe, je suis encore plus prudent. Un paiement, ce n’est pas un bouton joli qui retourne “success”. Il faut tester sérieusement, sécuriser les appels, gérer les webhooks, vérifier les montants côté serveur, et suivre les recommandations Stripe. Là-dessus, Codex aide, mais je garde la main.
Au fond, Codex est un très bon partenaire de codage. Il accélère, il débloque, il propose. Mais il ne remplace pas une revue technique sérieuse, surtout sur un projet full-stack qui touche aux données, aux comptes utilisateurs et à l’argent.
Alors, on laisse Codex coder tout seul ?
Je ne laisse pas OpenAI Codex coder tout seul, je l’utilise comme un accélérateur. Sur une petite app, une app mobile, un prototype business, un jeu 2D ou un projet full-stack, le bon réflexe reste le même : je demande une brique claire, je teste, je relis, je corrige, puis j’avance. Codex fait gagner du temps sur la génération, les corrections et les itérations, mais la qualité vient toujours du cadre humain. Si vous commencez petit et que vous testez souvent, vous transformez l’IA en vrai levier de développement, pas en boîte noire risquée.
FAQ
- OpenAI Codex peut-il créer une application complète ?
Il peut aider à créer une application complète, surtout en générant des écrans, des fonctions, des corrections et des intégrations. Mais je dois garder la main sur l’architecture, les tests, la sécurité et la cohérence globale. Plus le projet est gros, plus il faut découper le travail. - Quel est le meilleur premier projet avec OpenAI Codex ?
Je conseille une petite app très simple : todo list, calculateur, dashboard minimal ou formulaire avec sauvegarde. L’objectif n’est pas d’impressionner, c’est d’apprendre le rythme : demander, générer, relire, tester, corriger. - OpenAI Codex est-il adapté au développement mobile ?
Oui, il peut aider sur du mobile, par exemple avec Swift, iOS, Expo ou React Native. Il est utile pour créer des interfaces, corriger du code et itérer vite. Il faut quand même tester dans l’environnement réel, parce que les erreurs de compilation, de navigation ou de permissions ne se voient pas toujours dans le code seul. - Peut-on utiliser Codex pour un jeu vidéo ?
Oui, Codex peut aider à coder des mécaniques de jeu, par exemple avec Phaser pour un jeu 2D. Il peut générer une scène, gérer les déplacements, les collisions, les attaques ou les ennemis. Le point important, c’est de tester souvent, parce qu’un jeu doit être agréable à jouer, pas seulement fonctionner techniquement. - Quelles bonnes pratiques suivre avec OpenAI Codex ?
Je commence petit, je donne des consignes précises, je teste après chaque changement et je relis le code. J’évite de demander tout un produit d’un coup. Codex fonctionne beaucoup mieux quand il reçoit une tâche claire, un contexte utile et un retour précis sur ce qui marche ou pas.
A propos de l’auteur
Je suis Franck Scandolera, expert et formateur en tracking avancé server-side, Analytics Engineering, automatisation No/Low Code avec n8n, intégration de l’IA en entreprise et SEO/GEO. J’accompagne des équipes qui veulent passer de l’idée au système opérationnel, sans empiler des outils au hasard. J’ai travaillé avec des références comme Logis Hôtel, Yelloh Village, BazarChic, la Fédération Française de Football ou Texdecor. Je dirige l’agence webAnalyste et l’organisme Formations Analytics. Si vous voulez utiliser l’IA, la data ou l’automatisation de façon concrète dans votre business, contactez-moi.
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